EPIDEMIOLOGIE *
PHYSIOPATHOLOGIE *
LITHIASE D'ORGANE *
LITHIASE D'ORGANISME *
COMPOSITION DES CALCULS *
ASPECT RADIOLOGIQUE
DES CALCULS *
DIAGNOSTIC *
LE DIAGNOSTIC SE POSE DEVANT: *
LE DIAGNOSTIC REPOSE SUR: *
LE DIAGNOSTIC IMPOSE: d'éliminer (diagnostic différentiel) *
LE DIAGNOSTIC IMPOSE: d'apprécier le retentissement de la maladie *
LE DIAGNOSTIC
IMPOSE: de rechercher la cause *
EVOLUTION / COMPLICATIONS *
TRAITEMENT *
SUIVI *
EPIDEMIOLOGIE
2 à 5 % de la population
50% de récidives à 5 ans
30 - 60 ans
2 hommes pour 1 femme
Facteurs climatiques (pays chauds, été)
Facteurs socio-économiques: obésité,
sédentarité, alimentation des pays
développés (=> augmentation lithiases oxalo-calciques)
L'élimination de cristaux dans
les urines est physiologique.
Dans certaines situations, une
sursaturation des urines en cristaux provoque leur agglomération ==>
lithogenèse
Facteurs favorisant la
lithogenèse:
Précipitation
des cristaux
Augmentation de l'excrétion urinaire
Excès de production (hyperparathyroïdie, goutte, ..)
Excès d'absorption digestive
Causes intestinales (maladies inflammatoires)
Causes alimentaires
Stase urinaire
Infection (matrice protéique, le pus, qui se
calcifie par la suite)
Uropathie malformative
Rares, sauf chez l'enfant
Lithiase unilatérale, du côté
de la malformation
Lithogenèse
favorisée par:
La
stase
L'infection
Anomalie métabolique
Les plus fréquentes
Adultes
Lithiase bilatérale
Concentration urinaire élevée de
cristaux secondaire à:
Diurèse insuffisante
Excrétion élevée de cristaux
Apports digestifs accrus
Elimination rénale excessive
Calciques
Oxalate (70%)
Mono-hydraté (riche en oxalate)
Di-hydraté (riche en calcium)
Phosphate de calcium
(15%)
Phospho-amoniaco-magnésiens (10%)
Uriques (5%)
Cystiniques (1%)
Autres: médicamenteux (sulfamides, cyclovir,..), xantine, adénine, ....
ASPECT RADIOLOGIQUE DES CALCULS
|
Nature |
(coralliforme) |
||||
|
Radio opaque |
++ > os |
+ < os |
+++ |
+++ |
Non (UIV : lacune) |
|
Forme |
Arrondie |
Spiculée |
Régulière |
Moule les cavités |
Lacune arrondie |
|
Taille |
Moyenne |
Petite |
Grande |
Volumineuse |
Variable |
Les douleurs :
Colique néphrétique typique
Lombalgie unilatérale
L'hématurie, totale, déclenchée par
les efforts
Totale = rénale
Les troubles mictionnels irritatifs aigus
Lithiase bas uretère
juxta-vésicale
La découverte fortuite (ASP, échographie,
...)
La lombalgie fébrile
Le choc septique
L'insuffisance rénale
L'anurie lithiasique
Antécédents personnels et
familiaux de lithiase
Pauvre en dehors de la colique néphrétique
ASP : détecte les lithiases
radio-opaques
Mais elles peuvent être:
Masquées par les structures osseuses (sacro-iliaque), ou les matières fécales
Confondues avec des phlébolites pelviens
Radio-transparentes (urique,
médicaments, ...)
Echographie
Détecte les lithiases rénales et vésicales (image
hyper-échogène + cône d'ombre)
Mais pas les lithiases
urétérales
UIV (voie excrétrice)
Confirme l'obstacle de la
voie excrétrice sur le retard de sécrétion en crise
Visualise les lithiases
radio-transparentes (lacune), et la morphologie de la voie excrétrice
Scanner spiralé sans
injection
Examen de référence (image hyperdense quelque soit la
nature du calcul)
Utile en cas de doute
(diagnostic différentiel)
LE DIAGNOSTIC IMPOSE: d'éliminer
(diagnostic différentiel)
Les autres causes de lombalgie, d'hématurie, d'infection
Intérêt de l'UIV, du scanner
Les autres causes de lacune à l'UIV
Tumeur de la voie excrétrice
Caillot
Intérêt du scanner et de l'échographie qui
trancheront
LE DIAGNOSTIC IMPOSE: d’apprécier
le retentissement de la maladie
Echo, UIV, Scanner
Dilatation voie excrétrice
Retentissement rénal (Index cortico-papillaire)
Créatininémie (insuffisance rénale)
ECBU (infection)
LE DIAGNOSTIC IMPOSE: de rechercher la cause
Le bilan recherche une uropathie malformative ou une anomalie métabolique
Uropathie malformative : Urographie Intra-Veineuse, échographie rénale
Anomalie métabolique : bilan biologique
Urines:
Recueil des urines des 24h
(toutes les urines après le coucher du samedi soir jusqu’au dimanche soir
avant le coucher inclus) : volume, cristallurie,
créatininurie, calciurie, uricémie, natriurèse, urée
Échantillon d’urines le
lundi matin au réveil : densité, pH, BU
Sang
(le lundi matin A JEUN): créatininémie, acide urique, calcémie, protides, phosphorémie
Analyse du calcul: spectrophotométrie > chimique
Résultats
Hypercalcémie: hyperparathytoïdie, sarcoïdose, myélome, Sd paranéoplasique, intox Vit D
Diurèse <2l/j: dilution
insuffisante
Créatininurie < Poids x
20 = Créat U en mg / kg è recueil incomplet
Hypercalciurie: de débit ou de concentration
Ca
urinaire > 275 mgè Citrate de K + indopamid
200
< Ca urinaire < 275 è Citarte de K +/-indopamid
Ca
urinaire < 200 è Citrate de K
Hyperuricurie: de débit ou de concentration (vichy, allopurinol)
Urée urinaire >5,5 mmol/kg/j: apport en protéines > 1g/kg/j
Natriurèse > 150 mmol/j: apport en
sel > 9g/j
pH: > 6,5 = acidose
tubulaire distale, lithiase phospho-calcique ou d’infection . < 5,2 = lithiase urique ou oxalo-urique
Liées à la taille des lithiases
Petits calculs
(<7mm)
Longtemps bien tolérés
Surtout si caliciels
Possible migration spontanée (80% d'élimination spontanée)
Gros calculs
(>7mm)
Sources de complications, car trop gros pour migrer
Obstruction
Aiguë = colique néphrétique
Chronique = risque destruction du rein à bas bruit
Infection récidivante
Liées à l'activité de la maladie
lithiasique
Nombre de récidives ou de
nouveaux calculs
Croissance lithiasique
Dissolvent les calculs
Lithiase urique (+++)
= alcalinisation
Vichy
(3,5 Gr/L)
Zylorique
Cystinique
(+/-)
Citrate de potassium (6 gr/24 h à diluer dans
Préviennent les récidives
Augmenter les apports liquidiens
Diurèse > 2l/24h (dont 2 verres de jus d’orange)
Densité urinaire > 1015
Modérer les apports
Protéines animales
Sel
Sucres rapides
Calcium (600 - 1000 mg/J)
Augmenter les fruits et légumes (Acide citrique)
Jus de citron
Citrate
de betaine
Ces conseils simples diminuent de 50% le
risque de récidive.
En cas d'échec, avis néphrologique (+++).
Lithotritie endo ou extra-corporelle (fragmentation)
Lithotritie extracorporelle
(70%)
Lithiases rénales et
urétérales
<
Succès 70%
Néphrolithotomie
percutanée (10%)
Lithiases
rénales >
Urétéroscopie
(20%)
Lithiases urétérales
Pelvien > iliaque >
lombaire
Chirurgie ouverte (<1%)
Lithiases d'organe
(malformatives)
Echec des techniques de lithotritie
Lithiase d'organe (malformative)
Chirurgie ouverte car il faut
traiter le calcul et la malformation (+++)
Lithotritie endo ou extra-corporelle (+/-)
Lithiase d'organisme
Si:
Trop grosse pour migrer (>
7mm)
Compliquée (hématurie,
infection, anurie, ..)
Retentit sur le rein
(dilatation)
Lithotritie extra ou endo-corporelle
(+++)
Sinon surveillance
Maladie (efficacité thérapeutique)
Respect des conseils
diététiques
ASP: récidive lithiasique
Contrôle des anomalies métaboliques si elles
existent